Traitement automatique de l’information

Le terme « informatique » date de 1962 et jusqu’à cette date, le mot « informatique » est absent du dictionnaire !

C’est Philippe Dreyfus qui va l’inventer afin de désigner la science des ordinateurs et du traitement d’information. Il vient de la contraction des mots « information » et « automatique ».

En 1966, l’académie française a défini l’informatique comme la ‘’Science du traitement rationnel, notamment par machines automatiques, de l’information considérée comme le support des connaissances humaines et des communications dans les domaines techniques, économiques et sociaux’’.

Académie française – 1966

Une information est une indication, un renseignement, une précision que l’on donne ou que l’on obtient sur quelqu’un ou quelque chose ; c’est également un événement, un fait, un jugement porté à la connaissance d’un public plus ou moins large, sous forme d’images, de textes, de discours ou de de sons.

L’histoire de l’informatique est justement marquée par la volonté des hommes d’automatiser certaines tâches longtemps réalisées à la main, en particulier le calcul et le traitement d’informations.

L’humanité a toujours cherché à mesurer son environnement et en particulier le temps et les distances en se basant sur des notions physiques liées à la nature (cycles des saisons, du soleil, de la lune…) ou au corps humain (pas, coudée, poignet…).

Des origines de l’informatique

On attribut la paternité de l’ancêtre de la machine à calculer à Blaise Pascal pour son invention de la « Pascaline » mais d’autres machines « calculantes » avaient vues le jour bien avant.

Remonter le temps aux calendes grecs

Considérée comme le premier calculateur analogique antique permettant de calculer des positions astronomiques, la Machine d’Anticythère ou mécanisme d’Anticythère, aurait vu le jour entre – 200 et – 100 avant notre ère.

Sur la base de vestiges d’engrenages en bronze retrouvés lors de fouilles, il a été possible d’en reconstituer son fonctionnement.

Ce dispositif mécanique manuel permettait ainsi de pouvoir retrouver ou prévoir une date, et donc de mesurer le temps par rapport à la position de différents corps célestes dans le ciel.

Logique et algorithmes dans l’antiquité

Différentes méthodes de calcul utilisés dans l’antiquité sont parvenues jusqu’à nous, voici quelques exemples :

  • Les premiers «algorithmes» connus, datés vers 1800 ans avant Jésus Christ, datent des babyloniens ;
  • L’utilisation de bouliers est avérée depuis très longtemps en Asie et en Russie, vers -1000 avant JC en Chine ;
  • L’usage d’Abaques, des planches de bois avec des rainures sur lesquelles on fait glisser des cailloux (calculi en latin), en respectant la numérotation de position, est courant dans toutes civilisations méditerranéennes durant l’antiquité ;
  • La numérotation décimale et l’usage de Quipus par les civilisations pré-colombiennes et en particulier les Incas jusqu’au XVème siècle

L’imaginaire collectif a conservé en mémoire certains des principes de géométries énoncés par différents philosophes et penseurs grecs comme Pythagore ou Thalès ou l’algorithme d’Euclide mais différentes recherches avancées en mathématiques fondamentales ont également vues le jour dans d’autres civilisations et en particulier en Inde.

Il faut attendre la consolidation de la recherche fondamentale en mathématiques et plus particulièrement celle liée la logique et aux algorithmes apparus au 9ème siècle grâce Abu Jaffar Al Khwarizmi. Son nom nom sera latinisé et est à l’origine du mot algorithme.

Sciences et technologies au Moyen-âge

Bien que le moyen-âge ne soit pas vraiment identifiée comme une période de l’histoire ayant donnée naissance à de grandes avancées, elle a permit la découverte et la redécouverte de technologies et de concepts innovants avec la multiplication des contacts et des échanges entre les grandes civilisations européennes, byzantines, arabes, indiennes et asiatiques

Ainsi, de très nombreuses inventions technologiques et concepts vont voir le jour et se diffuser durant le moyen-âge.