Obstacles, bruit et déperdition

Chapitre 2 · Pourquoi le message n'arrive jamais intact

Le bruit, au sens de Shannon et Weaver

Le modèle de Shannon et Weaver introduit une notion clé pour comprendre ce qui perturbe une transmission : le bruit. Il désigne tout ce qui altère le signal entre l’émetteur et le récepteur, qu’il s’agisse d’une perturbation sonore, d’un défaut technique ou d’une ambiguïté dans le message lui-même. Ce bruit s’ajoute au signal sans que l’émetteur ni le récepteur ne le maîtrisent complètement.

Qu'est-ce que le bruit dans le modèle de Shannon et Weaver ?

  • A. Tout ce qui altère le signal pendant la transmission
  • B. Le volume sonore du message
  • C. Le nombre de récepteurs présents
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Réponse : A. Le bruit désigne, dans le modèle de Shannon et Weaver, tout ce qui altère le signal entre l’émetteur et le récepteur, qu’il soit d’origine sonore ou technique, ou lié à l’ambiguïté du message.

Source : Modèle de Shannon et Weaver, Wikipédia, 2026.

Les obstacles concrets à la communication

Dans la pratique, ce bruit prend des formes très concrètes. Un environnement bruyant peut couvrir tout ou partie du signal, qu’il s’agisse d’un brouhaha ambiant ou d’une notification qui détourne l’attention. Une distance ou un obstacle physique entre l’émetteur et le récepteur peut affaiblir ou déformer le signal, comme une mauvaise connexion ou un mur qui étouffe la voix. Le signal lui-même peut subir des ruptures ou un brouillage, par exemple lorsqu’une coupure interrompt une visioconférence en plein échange. Une désynchronisation de l’émetteur et du récepteur, quand l’un des deux n’est pas disponible ou attentif au même moment, empêche également le message de passer correctement. Enfin, l’encombrement cognitif, cette surcharge d’informations concurrentes que le récepteur doit traiter en même temps, réduit sa capacité à recevoir pleinement le message. Pour garantir une bonne communication, quel que soit le contexte, il faut donc veiller à minimiser ou supprimer ces différents obstacles.

Lequel de ces éléments est un obstacle à la communication listé dans ce chapitre ?

  • A. L'encombrement cognitif
  • B. La vitesse de connexion internet
  • C. Le format du fichier envoyé
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Réponse : A. L’encombrement cognitif, cette surcharge d’informations concurrentes que le récepteur doit traiter en même temps, fait partie des obstacles qui réduisent sa capacité à recevoir pleinement le message.

Source : Communication, Wikipédia, 2026.

Une déperdition inévitable

Même dans des conditions idéales, entre l’émetteur et le récepteur, il y a dans tous les cas une déperdition de l’information. Cette perte tient à la fois aux contraintes de l’environnement, à la complexité du message et à sa compréhension par le récepteur. Il ne s’agit donc pas d’un accident isolé mais d’une caractéristique structurelle de toute communication : des pertes se glissent, discrètes, tout au long du processus de transmission.

Même dans des conditions de communication idéales, que se passe-t-il toujours entre l'émetteur et le récepteur ?

  • A. Une déperdition d'information
  • B. Une amplification du message
  • C. Une disparition totale du bruit
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Réponse : A. Même dans des conditions idéales, il y a toujours une déperdition d’information entre l’émetteur et le récepteur, du fait des contraintes de l’environnement et de la complexité du message.

Source : Modèle de Shannon et Weaver, Wikipédia, 2026.

Limiter la casse : quelques repères méthodologiques

Puisque ces obstacles ne peuvent pas être totalement supprimés, il reste possible de les limiter. Quelques repères simples, dérivés des obstacles évoqués plus haut, peuvent guider vos échanges : soigner le contexte, en réduisant autant que possible l’environnement bruyant et les distractions ; simplifier le message, pour limiter les ambiguïtés qui nourrissent l’encombrement cognitif du récepteur ; vérifier la synchronisation, en s’assurant que les deux parties sont réellement disponibles et attentives au moment de l’échange ; et demander une reformulation, pour vérifier que ce qui a été reçu correspond bien à ce qui a été émis.

Communiquer, c’est accepter la perte et la compenser

Aucune communication n’est parfaite. Mais comprendre où se logent les obstacles, et pourquoi une part du message se perd toujours en chemin, permet d’agir concrètement pour la limiter. Une fois cette matière première maîtrisée, il devient possible de travailler la forme du message lui-même : c’est tout l’objet du cours Principes du marketing, qui explore comment adresser le bon message au bon moment.


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