Ce que protège la cybersécurité
La sécurité informatique vise à protéger trois objectifs :
- l’intégrité des fichiers, contre leur suppression ou leur modification ;
- la confidentialité des données, contre leur vol ;
- la disponibilité des systèmes, machines et réseaux, contre toute interruption de service.
Les menaces qui pèsent sur ces objectifs se répartissent en trois grandes familles :
- les menaces logiques, portées par des logiciels malveillants ;
- les menaces physiques, qu’elles soient accidentelles ou provoquées ;
- et les menaces humaines, qui reposent sur la manipulation plutôt que sur la technique.
Ce chapitre s’attarde sur les deux premières familles ; le chapitre suivant détaille la troisième.
Les logiciels qui se répliquent : virus et ver
Le terme générique de logiciel malveillant, ou malware, recouvre plusieurs catégories bien identifiées, dont les principes restent stables malgré leur évolution constante.
Le virus
Le virus est un logiciel conçu pour porter atteinte à la sécurité d’un système.
Il se greffe à un autre programme pour se répliquer et se diffuser, et son infection dépend généralement d’une action de la personne qui l’exécute, souvent sans le savoir.
Le ver
Le ver fonctionne différemment : il se propage de façon totalement autonome, sans avoir besoin de s’attacher à un autre programme.
Qu'est-ce qui distingue un ver informatique d'un virus ?
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Réponse : B. Contrairement au virus, le ver se propage sans avoir besoin de se lier à un autre programme exécutable : il n’a pas besoin d’un programme hôte pour se reproduire et exploite les ressources de la machine qui l’héberge.
Source : Ver informatique, Wikipédia, 2026.
Le rançongiciel, une prise d’otage numérique
Le rançongiciel, ou ransomware, est un outil de « prise d’otage » : il empêche la machine de fonctionner, le plus souvent en chiffrant les fichiers qu’elle contient, puis réclame le paiement d’une rançon pour en restituer l’accès.
Le premier rançongiciel référencé remonte à 1989. Les attaques de type WannaCry, en 2017, ont ensuite coïncidé avec une forte hausse du nombre de rançongiciels bloqués, selon les chiffres publiés par un éditeur d’antivirus pour le premier semestre 2017.
Quels sont deux jalons marquants de l'histoire du rançongiciel ?
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Réponse : A. Le premier rançongiciel référencé est apparu en 1989. Les attaques de type WannaCry, au premier semestre 2017, ont ensuite provoqué une forte hausse du nombre de rançongiciels détectés.
Source : Rançongiciel, Wikipédia, 2026.
D’autres logiciels malveillants, des objectifs plus spécifiques
D’autres catégories de malwares poursuivent des objectifs plus ciblés.
- L’adware affiche de la publicité en continu, jusqu’à saturer le fonctionnement du navigateur.
- La porte dérobée, ou backdoor, est un accès resté ouvert sur un système, de façon volontaire ou non, qui permet à un tiers d’en reprendre le contrôle à distance.
- Le cryptomineur, enfin, se dissimule sur l’appareil pour détourner ses ressources de calcul et miner des cryptomonnaies à l’insu de la personne qui le possède.
Les vecteurs d’infection
Un logiciel malveillant a besoin d’un point d’entrée pour s’installer.
Les clés USB, ou d’autres supports mémoire, qu’ils soient conçus pour démarrer un système ou non, en constituent un vecteur classique : ils peuvent injecter des éléments malveillants dans un système, détourner ses usages, voler des données ou simplement les détruire.
Le ver Stuxnet, par exemple, s’est notamment propagé de cette manière.
Sur quoi repose la classification des logiciels malveillants ?
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Réponse : B. Les logiciels malveillants se classent notamment selon leur mécanisme de propagation (un ver se propage par exemple sur un réseau en exploitant une faille applicative ou humaine) et selon leur mécanisme de déclenchement.
Source : Logiciel malveillant, Wikipédia, 2026.
Ce que vise une attaque
Derrière chaque type de logiciel malveillant se cache un objectif. Une attaque peut viser :
- les données elles-mêmes, pour les voler, les modifier ou les détruire ;
- la disponibilité d’un système, pour le rendre inutilisable et faire pression ;
- l’argent, via la rançon ou le détournement de ressources de calcul ;
- ou encore la réputation d’une organisation, lorsque l’incident devient public.
Comprendre cette diversité d’objectifs aide à mieux évaluer ce qui, dans son propre usage du numérique, mérite le plus d’attention.
Reste à savoir pourquoi l’humain constitue, bien plus souvent qu’on ne le croit, le point d’entrée le plus exploité : c’est l’objet du chapitre suivant.
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