L'humain, première cible

Chapitre 2 · Ingénierie sociale et hameçonnage

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L’ingénierie sociale, un art de la manipulation

Le chapitre précédent a montré comment un logiciel malveillant s’installe sur un système.

Beaucoup de menaces numériques, pourtant, ne visent pas les systèmes mais les personnes qui les utilisent.

L’ingénierie sociale désigne cette pratique de manipulation psychologique qui vise à obtenir d’une personne qu’elle réalise une action ou divulgue une information confidentielle.

En s’appuyant sur ses connaissances, son charisme ou son sens de l’imposture, l’attaquant cherche à abuser de la confiance, de l’ignorance et de la crédulité de sa cible pour obtenir ce qu’il souhaite.

Cette manipulation s’appuie sur des ressorts psychologiques bien identifiés : la crédulité, la méconnaissance des risques, la cupidité, l’empathie, l’orgueil, la paresse, l’avarice, l’envie ou encore la jalousie.

Cette diversité de ressorts explique pourquoi l’ingénierie sociale touche aussi bien les personnes novices que les utilisatrices et utilisateurs expérimentés : chacune et chacun a, à un moment ou un autre, un point faible sur lequel un attaquant peut s’appuyer.

Que cherche à obtenir l'ingénierie sociale ?

  • A. Une faille dans le code d'un logiciel
  • B. Une action ou une information confidentielle, en manipulant une personne
  • C. Un accès physique à un centre de données
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Réponse : B. L’ingénierie sociale consiste à manipuler une personne, en s’appuyant sur sa confiance, son ignorance ou sa crédulité, pour obtenir d’elle une action ou une information qu’elle n’aurait pas donnée autrement.

Source : Ingénierie sociale (sécurité de l’information), Wikipédia, 2026.

Le hameçonnage, la méthode la plus répandue

Le hameçonnage, ou phishing, est la technique d’ingénierie sociale la plus connue. Il vise à induire en erreur le destinataire d’un message pour lui extorquer des informations personnelles ou de l’argent.

Les messages semblent émaner d’une société ou d’une personne digne de confiance, et sont formulés de manière à alarmer le destinataire afin qu’il agisse rapidement, sans prendre le temps de vérifier.

Le hameçonnage emprunte plusieurs canaux.

Le courriel reste le plus répandu, mais la technique existe aussi par SMS, une variante appelée SMiShing, ainsi que par téléphone, à laquelle Wikipédia consacre un article dédié.

Par quels canaux le hameçonnage peut-il se pratiquer ?

  • A. Uniquement par courriel
  • B. Par courriel, mais aussi par téléphone et par SMS
  • C. Uniquement sur les réseaux sociaux
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Réponse : B. Le hameçonnage se pratique le plus souvent par courriel, mais aussi par SMS, variante appelée SMiShing, ainsi que par téléphone.

Source : Hameçonnage, Wikipédia, 2026.

Les signaux d’alerte

Certains signaux doivent alerter. Un message qui crée une urgence artificielle, qui demande une information confidentielle (mot de passe, coordonnées bancaires) ou qui provient d’un expéditeur inhabituel mérite une attention particulière.

Un lien dont l’adresse ne correspond pas exactement au nom de domaine attendu est également un signe à ne jamais négliger : c’est précisément parce que ces messages sont formulés pour alarmer et pousser à agir vite qu’ils méritent, au contraire, d’être lus avec plus de calme.

Que faire en cas de doute ?

Face à un message suspect, le réflexe le plus sûr reste de ne pas cliquer sur le lien ni ouvrir la pièce jointe.

Il vaut mieux vérifier l’information par un autre canal, par exemple en appelant directement l’organisme ou la personne concernée à un numéro connu par ailleurs, plutôt qu’en utilisant les coordonnées indiquées dans le message lui-même.

En contexte professionnel, signaler le message en interne permet aussi de protéger vos collègues, qui reçoivent parfois la même tentative.

Face à un message suspect, quel est le réflexe le plus sûr ?

  • A. Cliquer sur le lien pour vérifier où il mène
  • B. Répondre au message pour demander des précisions
  • C. Ne pas cliquer et vérifier l'information par un autre canal connu
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Réponse : C. Il vaut mieux ne pas cliquer sur le lien ni ouvrir la pièce jointe, et vérifier l’information par un autre canal, par exemple en contactant l’organisme concerné à un numéro connu par ailleurs plutôt qu’à celui indiqué dans le message.

Source : Hameçonnage, Wikipédia, 2026.

Si vous êtes victime d’une tentative d’hameçonnage ou d’un autre acte de cybermalveillance, cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme nationale d’assistance aux victimes, peut vous accompagner.

Reconnaître les menaces et les ressorts qui font céder l’humain ne suffit pas encore à protéger un compte. C’est ce que permet, en premier lieu, un bon mot de passe : l’objet du chapitre suivant.

Ce cours existe aussi en atelier animé, sur site ou à distance.